
Gareth Evans (Australie), coprésident, est président et chef de la direction de l'International Crisis Group,
organisme qui a son siège à Bruxelles, depuis janvier 2000. Sénateur et député en Australie de 1978
à 1999, il a été ministre pendant 13 ans (1983-1996). Ministre des Affaires étrangères (1988-1996), il a
joué un rôle clé dans l'élaboration du plan de paix de l'ONU pour le Cambodge, dans la conclusion de la
Convention sur les armes chimiques, dans la fondation du Forum de l'Organisation de coopération économique Asie-Pacifique
(APEC), et dans la création de la Commission de Canberra sur l'élimination des armes nucléaires. Il a été
nommé conseil de la Reine (Queen's Counsel) (1983), et officier de l'Ordre de l'Australie (2001). Parmi les nombreuses publications
à son actif, citons Cooperating for Peace (1993) et l'article « Cooperative Security and Intrastate Conflict »
(Foreign Policy, 1994), qui lui a valu le prix Grawemeyer de 1995 récompensant les idées d'amélioration de
l'ordre mondial.
Mohamed Sahnoun (Algérie), coprésident, est conseiller spécial du Secrétaire
général de l'ONU et a antérieurement occupé les fonctions d'envoyé spécial du Secrétaire
général lors du conflit entre l'Éthiopie et l'Érythrée en 1999; de représentant spécial
conjoint de l'ONU et l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) pour la région des Grands Lacs de l'Afrique (1997); et de
représentant spécial du Secrétaire général pour la Somalie (mars-octobre 1992). Il a également
été membre de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement (Commission Brundtland). Diplomate
algérien de haut rang, il a été ambassadeur en Allemagne, en France, aux États-Unis et au Maroc, et
représentant permanent aux Nations Unies à New York. Il a également été sous-secrétaire
général de l'Organisation de l'Unité africaine et de la Ligue arabe.
Gisèle Côté-Harper (Canada) est avocate et professeur de droit à l'Université Laval,
à Québec. Elle a été membre, entre autres, du Comité des droits de l'homme de l'ONU, de l'Institut
interaméricain des droits de l'homme et de la Commission des droits de la personne du Québec. Elle a été
présidente du Conseil d'administration du Centre international des droits de la personne et du développement
démocratique (Montréal) (1990-1996) et membre de la délégation canadienne officielle à la
quatrième Conférence mondiale sur les femmes tenue à Beijing en 1995. Lauréate de la médaille Lester B.
Pearson pour la paix en 1995, elle a été nommée officière de l'Ordre du Canada en 1997 et est également
titulaire de la médaille du Barreau du Québec. Parmi ses æuvres publiées, citons le Traité de droit
pénal canadien (4e éd., 1998).
Lee Hamilton (États-Unis) est directeur du Woodrow Wilson International Center for Scholars à Washington, DC,
et directeur du Center on Congress à l'Université de l'Indiana. Membre du Congrès américain de 1965 à
1999, il a occupé, entre autres éminentes fonctions, la présidence du Comité des relations internationales, du
Comité spécial permanent sur le renseignement, et du Comité économique conjoint. Il a siégé
à plusieurs commissions s'intéressant à des dossiers internationaux, dont le Groupe de travail sur le renforcement des
institutions publiques palestiniennes, le Groupe de travail sur l'avenir de l'architecture financière internationale et le Groupe de
travail indépendant du Council of Foreign Relations sur les relations entre les États-Unis et Cuba au XXIe siècle,
ainsi qu'à de nombreux autres groupes, comités et commissions.
Michael Ignatieff (Canada) est actuellement directeur du Carr Center for Human Rights Policy à la Kennedy School of
Government de l'Université Harvard. Il est également Senior Fellow du 21st Century Trust et a été membre de la
Commission internationale indépendante sur le Kosovo. Depuis 1984, il est écrivain, journaliste, historien, philosophe
moraliste et analyste culturel indépendant. Il a écrit de nombreux articles et ouvrages sur les conflits ethniques, et tout
récemment sur les divers conflits survenus dans les Balkans, y compris Virtual War: Kosovo and Beyond. Il est
également l'auteur de nombreuses autres æuvres, dont une biographie du philosophe libéral Isaiah Berlin. Son livre de
souvenirs de famille, The Russian Album, a remporté le Prix du Gouverneur général au Canada et le Prix
Heinemann de la Royal Society of Literature de la Grande-Bretagne en 1988. Son second roman, Scar Tissue, a figuré au nombre
des finalistes du Prix Booker en 1993.
Vladimir Lukin (Russie) est actuellement président suppléant de la Douma d'État de la Russie. Il a
été collaborateur de l'Institut des sciences économiques mondiales et des relations internationales de Moscou
(1961–1965) et de l'Institut des études américaines et canadiennes de l'Académie des sciences de l'URSS
(1968–1987). Il a également été rédacteur de la revue internationale Problems of the World and
Socialism à Prague, de 1965 à 1968, mais a été expulsé en raison de son opposition à
l'invasion soviétique de la Tchécoslovaquie en 1968. Il est entré au ministère des Affaires
étrangères de l'URSS en 1987 et a été ambassadeur de la Russie aux États-Unis (1992–1993).
Élu député au Soviet suprême de la République soviétique fédérative socialiste de
Russie en 1990 et à la Douma d'État de la Fédération russe en 1993. À cette date, il a participé
à la fondation de la Faction Yabloko, parti qu'il représente toujours. Il a présidé le Comité des
affaires internationales de la Douma (1995–1999).
Klaus Naumann(Allemagne) a été président du Comité militaire de l'OTAN (1996-1999) et a
joué un rôle central dans la gestion de la crise du Kosovo et dans le développement de la nouvelle structure de
commandement militaire intégrée de l'OTAN. Entré à la Bundeswehr allemande en 1958, il a atteint le grade de
colonel et a servi dans l'état-major du représentant militaire allemand au Comité militaire de l'OTAN à
Bruxelles, en 1981–1982. Promu au rang de général de brigade en 1986, il a été assigné à
un grade supérieur à titre de chef d'état-major adjoint des forces armées fédérales. Promu encore
général d'armée en 1991, il a été nommé chef d'état-major, poste qu'il a détenu
jusqu'à son entrée en fonctions à la présidence du Comité militaire de OTAN. Après son
départ en retraite, il a été membre du Groupe d'étude sur les opérations de paix de l'Organisation des
Nations Unies.
Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud) est actuellement président exécutif de Rebserve, importante entreprise
sud-africaine de services et de gestion d'installations. Élu secrétaire général du Congrès national
africain en juin 1991, il a renoncé à la politique en 1996 pour se lancer dans les affaires. Il a joué un rôle
important dans le développement du plus important et du plus puissant syndicat d'Afrique du Sud, la National Union of Mineworkers,
à partir de 1982. Avocat de formation, ses études universitaires ont été interrompues par diverses
périodes d'incarcération infligées pour cause d'activités politiques. Il a joué un rôle essentiel
dans les négociations menées avec l'ancien régime sud-africain en vue de parvenir à l'abolition pacifique de
l'apartheid et de guider le pays vers ses premières élections démocratiques en avril 1994. Après ces
élections, il a été président de la nouvelle assemblée constituante. Il a reçu le Prix Olaf Palme
en octobre 1987 et a été invité en mai 2000 à participer au processus de paix en Irlande du Nord.
Fidel Ramos(Philippines) a été président de la République des Philippines entre 1992 et 1998,
et préside depuis 1999 la Ramos Peace and Development Foundation, laquelle s'intéresse à la sécurité dans
la région Asie-Pacifique, au développement durable, au gouvernement démocratique et à la diplomatie
économique. Son élection à la présidence faisait suite à une longue et éminente carrière
militaire et policière, pendant laquelle il a notamment servi dans les forces engagées dans les guerres de Corée et du
Vietnam. Il est devenu chef adjoint d'état-major des Forces armées philippines en 1981, puis chef d'état-major en 1986,
et ensuite ministre de la Défense nationale de 1988 à 1991. Il a joué un rôle central dans les négociations
de paix entreprises avec les rebelles musulmans du Sud des Philippines et est l'auteur de Break Not the Peace, ouvrage consacré
à ce processus de paix.
Cornelio Sommaruga (Suisse) est actuellement président de la Fondation suisse pour le réarmement moral
(conférences de Caux) et président du Centre international de déminage humanitaire - Genève. Il est en outre
administrateur de l'Open Society Institute, de Budapest, et a été membre du Groupe d'étude sur les opérations
de paix des Nations Unies. Antérieurement, il a présidé le Comité international de la Croix-Rouge (1987-1999).
Entre 1984 et 1986, il a été secrétaire d'État suisse aux Affaires économiques extérieures. Il
avait inauguré en 1960 une carrière longue et éminente dans la diplomatie suisse, occupant notamment, à partir
de 1973 et pendant plusieurs années, les fonctions de sous-secrétaire général de l'Association européenne
de libre-échange (AELE), à Genève. En 1977–1978, il a été président de la Commission
économique de l'ONU pour l'Europe.
Eduardo Stein (Guatemala) collabore actuellement aux travaux du PNUD à Panama et a dirigé la mission
d'observateurs de l'OEA pendant les élections générales au Pérou en mai 2000. Ministre des Affaires
étrangères du Guatemala (1996-2000), il a joué un rôle clé dans la conduite des négociations de
paix dans ce pays, surtout lorsqu'il s'est agi de réunir des appuis au niveau international. Il a enseigné dans des
universités au Guatemala et Panama de 1971 à 1980 et de 1985 à 1987. Entre 1982 et 1993, alors qu'il résidait
au Panama, il a collaboré à divers projets de développement régional au sein du Système économique
latino-américain (SELA) et du groupe Contadora. Dans le cadre de ces projets, il a coopéré avec divers pays
d'Amérique latine, la Communauté européenne et les pays nordiques. Entre décembre 1993 et 1995, il était
représentant résident au Panama de l'Organisation internationale pour les migrations.
Ramesh Thakur (Inde) est depuis 1998 vice-recteur de l'Université des Nations Unies à Tokyo, et responsable
du Programme d'études sur la paix et la gouvernance créé par cet établissement. Après des études
en Inde et au Canada, il a été maître de conférences puis professeur de relations internationales à
l'Université d'Otago (Nouvelle-Zélande) de 1980 à 1995. Il a ensuite été nommé professeur et
directeur du Centre de recherche sur la paix à l'Australian National University, à Canberra. Dans cette chaire, il a
participé à la Conférence pour l'examen et l'extension du Traité de non-prolifération, à la
rédaction du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires et à la Campagne internationale pour
l'interdiction des mines terrestres. Il a également été consultant auprès de la Commission de Canberra pour
l'élimination des armes nucléaires. Ramesh Thakur est l'auteur de nombreux livres et articles, y compris Past Imperfect,
Future Uncertain: the United Nations at Fifty, et il a été codirecteur de publication de Kosovo and the Challenge of
Humanitarian Intervention, ouvrage paru en 2000.